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Mustaarabu, cultivé et bien éduqué

16.00

Mohamed Moussa Moindjiye est enseignant de formation. Investi dans le monde éducatif, il occupe le poste de Directeur régional des enseignements, de directeur général des enseignements préscolaire et élémentaire avant de devenir Ministre de l’Éducation nationale.

Format : Broché
Nb de pages : 158 pages
Poids : 220 g
Dimensions : 14cm X 21cm
Date de parution : 14/08/2023
ISBN : 978-2-916904-18-4
EAN : 9782916904184

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Description

Allusion à l’échec des intellectuels dans leur croyance et conviction qui ne mèneraient pas à leur satisfaction

« Impossible de saisir une essence derrière le miroitement des masques et des travestissements ; l’illusion des apparences ; interdit d’atteindre quelque vérité ; rêve et réalité échangent leurs séductions. Faut-il s’en ternir à ceci que « la vie est un songe et sans doute un théâtre où le décoratif devient l’essentiel ! » Je suis tenté d’adhérer à cette réflexion dont j’ignore l’auteur.

La lune c’est cet objet qui nous permet de mieux voir la nuit. Elle permet de distinguer les passages et d’éviter de tomber dans le fossé, encore faut-il faire attention. Dieu nous a créés et a mis à notre disposition tout ce qu’il faut, comme pour le bien que pour le mal. Il nous a dit de faire le choix ; Le libre arbitre ; libre à nous de faire le choix. Étant entendu que le mieux serait de faire ce que Dieu veut. Cela seul suffirait pour nous offrir ou nous ouvrir le paradis.

L’émissaire de Zitony n’a pas hésité, connaissant les origines du demandeur de service. Il propose à Zitony une prétendante du sud-est de l’île de la Grande-Comore. Le « suffisant » connait la difficulté de la mission ; espère être à la hauteur. Zitony ne lui a pas fixé de date ni de contrainte ; une légère verdure (une certaine jeunesse), tout de même, mais pas d’adolescence… pas d’habituée de Moroni, ni de modernisme.

Mustaârabu c’est le nom de l’intellectuel comorien. Un nom qui paraît problématique, car d’origine arabe… En fait, est mustaârabu, l’intellectuel de culture occidentale et notamment française. Les gens n’ont pas le sens de l’identifiant ; Celui ou celle qui a fait ses études en langue arabe seront considérés comme mustaârabu.

Il arrive que ces derniers temps, l’on appelle ironiquement « mcapa kalamu » consommateur ou utilisateur de plume ; allusion à sa compétence d’écrire. C’est en même temps une identité déclinée. L’idée du « griot » serait sous-entendue, ici. Au village, le porte-parole est celui qui comprend vite, qui maîtrise le sujet et qui communique relativement, avec aisance ou, en tout cas, facilité. Toujours est-il que Zitony doit beaucoup travailler pour mustaârabu qu’il est.