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Murmures d’une mer de Badoro

13.50

Badroudine Mohamed Badoro est né à Mitsudje dans la région du Hambou aux Comores. Juriste de formation et spécialisé en contentieux à vocation économique. Il est aujourd’hui cadre de la Banque Centrale des Comores. Amoureux de la poésie, il publie son premier recueil de poèmes, Murmures d’une mer.

Format : Broché
Nb de pages : 112 pages
Poids : 155 g
Dimensions : 14 cm X 21 cm
Date de parution : 13/02/2021
ISBN : 978-2-916904-42-9
EAN : 9782916904429

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Description

Je crie d’emblée mon amour pour ce poète qui m’est inconnu mais dont je devine et sens le tourment, celui d’une âme en quête de sens, d’émotions, de pleurs et joies, de douleurs et plaisirs. Je chante d’en haut de ce château fait de ma blessure béante et ocre, fait de rires et de douleurs, s’écriet-il en ouverture de cette quête comme pour tracer pour nous, lecteurs,  le chemin à suivre pour pénétrer pas-à-pas dans l’inconnu.
Ce n’est pas une invitation au voyage ! Peut-être une invitation au périple ! L’initiatique périple dans lequel le « moi » affronte la vague, se noie, se relève et plonge à nouveau pour pêcher l’espérance mais hélas, il en revient souvent agonisant de douleurs, les mains chargées de souvenirs amers. Mais que cherche ce poète dans l’océan en furie ? Où va-t-il dans cette barque qui tangue en glissant sur une eau, tantôt turquoise tantôt noire comme de la terre volcanique. Tout fuit, tout s’enfuit, y compris le sol sur lequel titube son âme tourmentée. Tout s’enfuit y compris l’eau ilienne qu’elle voyait et chérissait. Au fond de son abîme, le poète ne s’écrie-t-il pas ? :
Grâce aux impertinences de nos ancêtres, j’ai à chanter:

Un bout de terre qui se renie,
Un bout de terre qui se fugue
C’est vrai qu’elles se fuient mes îles Il est des douleurs envahissantes qui surgissent de toutes parts, qui ne laissent jamais l’esprit songer à autre chose qu’elles. Quoi que l’on regarde, quoi que l’on sente, quoi que l’on pense, tout est douleur. C’est la « douleur archipélique », celle de ces quelques îles qui se renient, se noient et où l’on se baigne dans un cimetière sans voir les morts, sans
songer aux morts, ceux-là à qui le poète écumant de rage souhaite ironiquement « bonne mort » :
Embarquez-vous
Évidence et plainte
Bonne mort mes frères
(Mourez en paix salée)
J’entends hurler la mer, votre tombe
… prochaine