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Mama Rakoto chez les Merina

18.00

Youssouf Moussa, natif de Madagascar et comorien de cœur, est un encadreur Pédagogique de l’Éducation Nationale des Comores, à la retraite. Auteur déjà de plusieurs ouvrages dont D’une rive à l’autre, la roue tourne, D’un vers à l’autre, un recueil de poésie, parus aux éditions Kalamu et de “SABENA”- de l’émigration à la réémigration des Comoriens de Madagascar –, aux éditions 4 étoiles. Mama Rakoto chez les Merina est son 4ᵉ livre. Il est père de cinq enfants et vit désormais en France.

Format : Broché
Nb de pages : 168 pages
Dimensions : 14cm X 20cm
Date de parution : 30/08/2022

ISBN : :978-2-916904-09-2

EAN : 9782916904092

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Description

La question tranche, tel un couperet, sur la page blanche du début d’un manuscrit. « Mais qu’est-ce qu’elle a bien de si particulier cette mère qui semblait distinguée de la sorte » ? Une mère qui, comme toutes les mères du monde d’ailleurs, « s’appuyait toute seule contre le mur, pendant neuf mois », selon un dicton très célèbre et couramment utilisé par les Malagasy. Elle se particularisait déjà sur cet état de sa physionomie et de son mental. On aurait beau dire que la grossesse n’était pas une pathologie, en tant que telle, mais ce n’était pas non plus un laurier sur lequel il fallait tranquillement poser ses deux oreilles. L’accommodation progressive, renforcée par l’adaptation aux diverses conditions qui mobilisaient toute son attention, se manifestait à la fois, fragilement et courageusement. Elle mettait en avant sa fragilité d’une manière stratégique. Elle visait à obtenir, de son entourage, une sorte de compassion qui l’épargnerait des brutalités de l’environnement. Cette stratégie serait plus accentuée lorsqu’elle tentait de séduire son époux. Si la séduction ne fonctionnait pas, elle abattait alors les grands atouts réservés exclusivement aux femmes enceintes, bien qu’en prenant en compte le statut gestatif de la femme, toutes les barrières tombent, les unes après les autres. Elles finissaient alors par obtenir la satisfaction qu’elles méritaient. La description ci-dessus ne représentait qu’une infime partie des égards et mérites à attribuer à une mère. La question posée, consistant à savoir qui pourrait remplacer une mère, suscitait autant d’intérêt que d’énigme.

Dans le présent récit, nous allons découvrir comment une jeune femme comorienne, fraîchement installée à Antananarivo pour y rejoindre son agent de police d’époux, allait s’intégrer dans la ville des mille soldats. Illettrée en caractères latins, mais pas arabes, elle devait assurer l’éducation des quatre garçons qu’elle avait mis au monde. Elle était pratiquement seule à être mise face à cette lourde responsabilité. Le compagnon qu’elle avait rejoint, le père de ses enfants, à un moment donné, avait fait l’objet d’une privation de liberté, à la suite d’un emprisonnement. Il faut dire que les causes de cet enfermement étaient liées à ses activités professionnelles. Démis de ses fonctions d’agent de police, il mit à profit ses relations et son carnet d’adresses pour effectuer des prestations plus ou moins illicites qui finirent par lui coûter cette privation de liberté. Mwana, sa femme dut alors jouer à la fois les rôles d’une mère couveuse et d’un père protecteur.

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