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Le notable répudié de Patrice A Abdallah

12.00

Le notable répudié est une pièce de théâtre qui retrace, en neuf tableaux, la vie sociale d’un village côtier (Kodoni en Grande Comore), jalonnée de scènes de ménage, de disputes collectives et d’obscurs commerces illicites.
Par cette pièce, l’auteur tente d’apporter un témoignage aux drames de la vie quotidienne des Kodoniens : irresponsabilité des parents, dilapidation des biens communautaires, incestes et viols des enfants mineurs…

Format : Broché
Nb de pages : 104 pages

Poids ; 0.249 Kg
Dimensions : 14cm X 21cm
Date de parution : 23/02/2021

ISBN : : 978-2-37097-044-2

EAN : 9782370970442

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Description

Le notable répudié est une comédie dramatique qui brosse quelques traits de la société comorienne : la femme, l’enfance, l’inceste, mais aussi les mœurs malhonnêtes d’une certaine classe, celle des notables, véritables régisseurs de la vie à Kodoni, composée de redoutables hommes aux pouvoirs indéniables, vrais maîtres de la destinée du village, décideurs incontestés, tributaires d’une sagesse et de traditions ancestrales, ils incarnent l’autorité, le pouvoir de bénir un mariage, briser un ménage et détruire ceux qui s’opposent à leurs lois imprégnées d’archaïsmes.

Kodoni, patrie de vaillants pêcheurs, de rares paysans encore dignes de ce nom illustre et de quelques descendants d’intrépides guerriers ancestraux, doit sa renommée aux hommes et femmes, qui ont su, à travers l’histoire des Comores, minée par des querelles tribales, résister aux assauts dont il a toujours fait l’objet, depuis le temps des Sultans jusqu’à cette « période noire » de l’histoire de ces îles, dans laquelle des honnêtes gens ont péri au cours d’un massacre perpétré par les «Commandos Mwasi», venus disperser des manifestations pacifiques. Kodoni, village côtier, dominé par le mont Djabal-Djivani, du haut duquel ses femmes, menacées de captivités après une bataille meurtrière dans laquelle périssaient leurs maris, se jetèrent dans le vide plutôt que d’être prisonnières de pilleurs malgaches. Reste, hélas, le bastion d’une poignée de notables qui, au nom d’un islam imprégné d’us et coutumes archaïsants, s’opposent à toute idée de développement, aux multiples et divers projets à caractères éducatifs, culturels, proposés par des jeunes scolaires et étudiants, des cadres et autres travailleurs, et privilégient-ils la construction d’une grande mosquée de vendredi, priorité principale avant tout autre projet. C’est ainsi que tout l’argent amassé depuis des années, fruit de cotisations obligatoires imposées aux habitants de Kodoni et à ses expatriés, disparaît au profit d’une autorité nobiliaire.