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Fundi Mohamed Charif, le visionnaire

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Cet ouvrage est le fruit d’une collaboration entre feu Aboubacar Ben Saïd Salim et Patrice Ahmed Abdallah. Le texte d’Aboubacar, publié ici à titre posthume, aborde la question de l’éducation des enfants, des valeurs morales et sociétales au sein de la famille, sous forme de dialogue entre Fundi Mohamed Charif, ses enfants et ses femmes. Pour Patrice Ahmed Abdallah, son texte est une série de dix-sept chapitres qui résument la vie de Fundi Mohamed Charif, soulignant les thèmes clés qui caractérisent ses idéaux. Basée sur de nombreux entretiens, cette série nous dévoile un univers profond de son érudition, de sa vision éducative, ainsi que de son leadership communautaire.

Format : Broché
Nb de pages : 130 pages
Poids : 155 g
Dimensions : 14 cm X 21 cm
Date de parution : 29/10/2023
ISBN : 978-2-916904-05-4
EAN : 9782916904054

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Description

Ustadh Mohamed Charif a marqué son époque par un comportement exemplaire. En tant que père de famille, il a su éduquer ses enfants selon les principes de l’islam en spécialiste des sciences de l’éducation qu’il a étudiées à l’Université de Khartoum où il a laissé le souvenir d’un érudit modeste et sociable. En tant que directeur de la madrasa El-Fath, la première de ce genre, encouragé par feu le Prince Saïd Ibrahim qui fut un arabophile convaincu (rappelons qu’il fut celui qui introduisit la langue arabe dans le cursus scolaire aux années 70 en tant que président par intérim), Ustadh Mohamed Charif a eu l’habileté de gérer sans incident une mixité filles garçons qui inquiétait beau[1]coup d’oulémas en premier lieu, son beau-père, Saïd Abdoul Moutwalib qui a quitté la cérémonie d’ouverture de la Madrassa en reprochant au Prince Saïd Ibrahim son neveu, cette mixité qui allait s’instaurer dans cette Madrasa et qui marquerait selon lui le début d’une cer[1]taine débauche dans la ville d’Ikoni. En tant que grand ouléma de la ville, Ustadh Moha[1]med Charif a su corriger avec douceur et par le dialogue certains débauchés et ivrognes de la ville, qu’il a incités à revenir dans le droit chemin, sans les menacer de l’enfer. En tant que président de l’assemblée des oulémas, il a su s’attirer la sympathie de ses pairs par la recherche permanente de la concertation, application de la Chura recommandée par le Coran. Bien sûr, un tel parcours ne pouvait pas ne pas lui créer des jaloux et des envieux à qui il faisait de l’ombre malgré lui.

Personnellement, en tant que co-beau-frère, puisqu’avant épousé une des cousines de sa femme de
Mdirini, je garde de Fundi Mohamed Charif un homme affable, souvent souriant, intéressé par les informations politiques et les analyses qu’on en faisait, et qui souhaitait le bien à tous par sa fameuse expression «Ya Kheir! » qui ponctuait les conversations qu’il avait avec les gens.