Youssouf Moussa

Spread the love

Poète et écrivain natif de Madagascar (1950) de parents originaires des Comores, Youssouf Moussa a été formé aux études d’inspections pédagogiques à l’École Normale de Saint-Cloud, Paris.

Son parcours est exceptionnel. Il devient professeur des écoles en 1972, puis gravit, petit à petit les échelons, en étant nommé conseiller pédagogique en 1984. Dix ans plus tard, il est nommé inspecteur pédagogique. Au cours de sa longue carrière, aux Comores, il a assumé successivement diverses fonctions administratives, en étant Chroniqueur pigiste en langue malagasy, à Radio Comores, Secrétaire Général du Conseil de l’Île de Ngazidja, Directeur Général de l’Institut de Formation Éducative et de Recherches des Enseignants – IFERE -, Directeur du Service de l’Éducation Rurale, à Mvouni, chargé des Jardins scolaires et des Associations Parents/Maîtres, Enseignant de français Langue Étrangère — FLE — à l’Alliance Franco-Comorienne de Moroni, Directeur Général du Journal Al Watwan, Conseiller en entretien au Campus France de Moroni, et Responsable du volet formation du projet « Programme d’Aide au Secteur de l’Éducation aux Comores — PASEC —.

Assoiffé de savoirs, il part suivre une Formation de Formateurs au CEISTOM — au Havre, en France. À son retour, il participe à des séminaires sur la formation des Jeunes Déscolarisés, en Afrique et en Belgique. Aussi, Il prend part, à Hambourg-Allemagne, à un colloque sur l’alphabétisation.

Amoureux de poésie, il assiste aux nombreuses veillées poétiques organisées par feu Aboubacar Saïd Salim, fondateur du Club Kalam. Il se met à l’écriture en corrigeant, d’abord, les nombreux manuscrits d’auteurs, ensuite, il décide de publier, en février 2021, son premier roman intitulé, « SABENA », de l’émigration à la réémigration des ressortissants comoriens à Madagascar » qui retrace l’histoire du massacre des comoriens à Majunga, en 1976.

À Paris, où il réside depuis cinq ans, il se consacre entièrement, entre dialyse et autres activités, à l’écriture. Depuis, il a écrit trois livres, deux romans et un recueil de poésie, publié aux éditions Kalamu des îles. C’est ainsi qu’il a pu présenter ses œuvres, à l’UNESCO, à l’occasion de la Semaine africaine, en mai 2023. Monsieur Youssouf Moussa a également préfacé plusieurs livres d’auteurs comoriens, et continue de collaborer avec les maisons d’éditions comoriennes telles que Kalamu et Komédit.

Il fait partie, désormais, du cercle fermé des écrivains comoriens publié dans trois différentes maisons d’éditions comoriennes.

« Le temps passe et la roue de l’histoire tourne toujours sans cesse. Tant qu’elle tourne, rien ne peut l’arrêter. Il est vrai qu’elle peut être enrayée ou grinçante, ou encore entourée d’une matière boueuse qui va ralentir sa vitesse, mais cela ne l’empêchera pas d’avancer. Lentement, mais sûrement, elle ira là où le destin la dirige. Elle finira bien par parcourir la distance nécessaire pour parvenir à bon port. Cette destination inconnue, entourée de mystère et de surprise, finira par être atteinte. Ce serait alors, la consécration d’un hommage rendu à la vie. Tout être humain aspire à faire partie de cette vie qui, à travers ce long voyage, se sent appartenir à un genre bienheureux. Il est, en même temps, rassuré et confiant de son sort. La roue de son histoire lui aura permis de franchir le cap de l’altruisme et de la tolérance.

Ces deux valeurs font partie de celles considérées comme usuellement gratifiantes et affermissant la personnalité intrinsèque d’un homme »

Dans le présent récit, nous allons découvrir comment une jeune femme comorienne, fraîchement installée à Antananarivo pour y rejoindre son agent de police d’époux, allait s’intégrer dans la ville des mille soldats. Illettrée en caractères latins, mais pas arabes, elle devait assurer l’éducation des quatre garçons qu’elle avait mis au monde. Elle était pratiquement seule à être mise face à cette lourde responsabilité. Le compagnon qu’elle avait rejoint, le père de ses enfants, à un moment donné, avait fait l’objet d’une privation de liberté, à la suite d’un emprisonnement. Il faut dire que les causes de cet enfermement étaient liées à ses activités professionnelles. Démis de ses fonctions d’agent de police, il mit à profit ses relations et son carnet d’adresses pour effectuer des prestations plus ou moins illicites qui finirent par lui coûter cette privation de liberté. Mwana, sa femme dut alors jouer à la fois les rôles d’une mère couveuse et d’un père protecteur.

Imbus d’une inspiration personnelle et spontanée, les ouvrages de sa composition revêtent des touches de plume particulières et difficiles à répertorier, au milieu des œuvres classiques auxquelles les littéraires, les poètes, les écrivains et les lecteurs tout courts sont familiarisés.

D’un vers à l’autreest une compilation de textes poétiques à apprécier sous la forme avec laquelle ils sont présentés. Leur originalité se situe à ce niveau-l.

Né à Anfadifotsy-Befelatanana-Antananarivo, le 28 juillet 1950,Youssouf Moussa, de son pseudonymeYoussmouss, est un compositeur d’origine comorienne, autodidacte en littérature et en écriture.