Mohamed Mze

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Né en 1947, à Shuani, aux Comores, Mohamed Mze est élevé dans un environnement familial sain, au sein duquel père, mère, oncle et maitre coranique jouent un rôle important dans la transmission des valeurs, aussi bien culturelles que religieuses. Élève brillant du collège classique de Majunga, à Madagascar, il y est resté jusqu’à son retour aux Comores où il va suivre un stage le préparant à une formation en hydraulique et parallèlement, une formation par télé-enseignement à l’école de statistique de Yaoundé, au Cameroun,et en 1ʳᵉ économique au lycée de Vanves, en France.

Pendant la lutte indépendantiste, il fait une rencontre déterminante qui va fortifier sa vie et ses convictions politiques : Ali Soilihi, alors directeur d’une société d’État. Ce dernier l’engage en tant que technicien. Un poste qu’il garde jusqu’à la rentrée scolaire 1970, où il s’inscrit à l’université de Paris VIII en droit et en sociologie. Après deux ans, il abandonne le droit pour se consacrer en sociologie et en administration municipale à Paris Dauphine. Après la maitrise de sociologie, il s’inscrit à la Sorbonne nouvelle pour des études de démographie générale.

Lorsqu’il retourne aux Comores en 1976, à la demande d’Ali Soilihi, devenu président des Comores, un an après l’indépendance du pays, il occupera tour à tour les fonctions de Secrétaire général de la wilaya de Ngazidja, ensuite Directeur de Radio Comores, et Directeur de la SOCOMITA (Société comorienne Mixte, État et Privé).

À la chute du pouvoir révolutionnaire, il subit de nombreuses arrestations et des emprisonnements à Moroni et au camp militaire de Voidjou avant de devenir, après sa liberté retrouvée, enseignant dans les lycées de Fomboni, Foumbouni et Moroni.

Fundi Mze comme l’appellent affectueusement ses nombreux élèves a mené une vie riche et variée. Il fut tour à tour Directeur de l’ENES (École Nationale de l’Enseignement Supérieur) et de l’IFERE (Institut de Formation des Enseignants et de Recherche en Éducation), Secrétaire général au ministère de la Justice puis, retrouve le lycée de Moroni comme enseignant.

Contraint de prendre sa retraite en 2002, il ne peut s’empêcher de se remettre au service de l’éducation. Il crée, avec des amis, l’École Privée Le Gymnase et il y devient le premier Directeur jusqu’en 2012.

Avec son premier livre,Les aventures de Mhoma l’audacieux, Fundi Mze, dépeint une société comorienne en pleine mutation «Sous l’ombrage calme du jardin des savoirs où les fontaines abreuvent en sciences sociales qui assouvissent, tout délicieusement, nos soifs en histoire, nos curiosités en anthropologie, nos interrogations en sociologie et surtout nos contradictions en politiques…»

Depuis 1974 Fundi Mze s’est engagé dans l’Idéologie soilihiste pour les bonnes intentions qu’elle porte tout en reconnaissant que les choses restent à corriger.

Cet ouvrage est un long voyage tranquille vers le passé, un retour diligent au présent et un bond en avant apaisant pour le futur.
Sous l’ombrage calme du jardin des savoirs où les fontaines abreuvent en sciences sociales qui assouvissent, tout délicieusement, nos soifs en histoire, nos curiosités en anthropologie, nos interrogations en sociologie et surtout nos contradictions en politiques, le village de Shuani est ici le
véritable carrefour de toute une civilisation. Ce lieu où l’intrigue vous fera vivre d’intenses souvenirs et des défis osés, ce village où se côtoient traditions, forces invisibles et dynamiques intellectuelles n’est-il pas le berceau de notre humanité ? Ceux et celles qui connaissent l’auteur de ce magnifique spéculum de notre anatomie sociale, diraient que nous avons affaire
à une autobiographie qui n’en est pas une. Mais au fil de la lecture, vous verrez bien que les aventures de Demhoma ne sont qu’un écoguidage pratique pour nous inviter à goûter,