Assiyat Yahaya Djae

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Assiyat Yahaya, 27 ans et future docteure en médecine humaine publie son premier recueil de poésie auprès de la maison d’édition Kalamu des îles.

Le titre détonne: « Les 63 fruits de mes passions ». Son premier livre. Assiya réalise enfin, à travers ce recueil de poésie, un de ses grands rêves d’enfance. Elle a toujours su préserver ce rêve de côtoyer un jour l’imaginaire et le palpable, de devenir cette femme qui ausculterait à la fois le monde littéraire et scientifique. De sa plume, légère et à la fois fluide, elle confesse, dès son premier poème, sa première passion, « entre sa plume et le papier », dans lequel elle chante « Un hymne de tolérance et de bienveillance / Sous la mélodie de la chance et l’intelligence. Une poésie qui raconte avec tendresse ses années d’enfance, son amour pour ses parents, ces liens sacrés qui les unissent qu’elle rappelle dans cette deuxième passion : « Rabaisse tes ailes devant elle ». Elle écrit : –

Déploie tes ailes et endure pour elle/N’oublie pas que la vie n’est qu’un tunnel/Rabaisse tes ailes, ton orgueil devant elle/Fils d’Adam, demande-toi combien de fois/Ta mère a pu supporter ton poids /Dans son ventre, des semaines et des mois/Et remercie-la, pour elle, il n’y a pas de quoi.

Cette mère, celle qu’elle appelle « Ma berceuse » : Loin des yeux/ près du cœur pour toujours / À la mère qui nous prouve tout son amour. Aussi« Ma lumière, Ma mère » : Oh lumière, ne cesse plus d’illuminer mon chemin /Toi qui as toujours su éliminer mes chagrins /Mon amour pour toi n’a pas de frein/T’appeler restera sempiternellement mon refrain.

La mère est omniprésente et importante dans sa vie de jeune femme et de future mère.

63 poèmes qui racontent la famille, les états d’âme, le pays qu’elle aime et qu’elle a quitté pour les études ; qui soulignent les souffrances des siens face à la misère, à l’injustice qui les frappe. Mais au-delà de cette souffrance, de cette révolte et de cet amour qui appartiennent foncièrement à la femme comorienne, ses vers parlent aussi de trahison dans «Très chers compatriotes » – je parle de ces dirigeants sans vision faisant semblant de nous aider et se préoccupant davantage d’eux-mêmes -, de partage dans le poème « Donner »C’est lorsqu’on donne le peu de ce qu’on a /Qu’on ressent la valeur de ce qu’on a –, d’humanité, de prières : « Quand la paix soit ton épée » –  Paix à celui qui répond par la paix / Paix à celui qui répand la paix

et d’espoir face à la pandémie : « Coronavirus » – Soyons patients comme des malades / Soyons confiants comme des convalescents –quand bien même que ce mal lui enlève l’être le plus cher au monde. Le poème « Bien-aimé » nous révèle cette souffrance indélébile :- Bien-aimé, tu nous as quittés sans l’espoir / De te revoir, de te dire adieu et au revoir / Nul ne pourra te remplacer matin et soir / Nul n’égalera ta force et ta capacité de motiver et mouvoir.

Ses poèmes se construisent autour d’allégories insulaires justes, aux cadences musicales appropriées. Une poésie qui tente d’explorer son amour pour ses parents, pour son prochain, son pays, « Mon bien-aimé » – Mon bien-aimé, mhoma, mshangama / Les Comores, mes origines, mes racines, ma nation, ma patrie.. –et sa foi : « L’islam ma religion – Je te conseillerais la prière comme sirop journalier.

Pour cette future médecin, la poésie avant tout est un art comme la médecine est une science et une pratique mais également un art. Conjuguer les deux métiers pour elle est beaucoup plus simple ; subjonctif pulsionnel et impératif quelque part.

Les 63 fruits de mes passions

Le titre détonne: « Les 63 fruits de mes passions ». Son premier livre. Assiya réalise enfin, à travers ce recueil de poésie, un de ses grands rêves d’enfance. Elle a toujours su préserver ce rêve de côtoyer un jour l’imaginaire et le palpable, de devenir cette femme qui ausculterait à la fois le monde littéraire et scientifique. De sa plume, légère et à la fois fluide, elle confesse, dès son premier poème, sa première passion, « entre sa plume et le papier », dans lequel elle chante « Un hymne de tolérance et de bienveillance / Sous la mélodie de la chance et l’intelligence. Une poésie qui raconte avec tendresse ses années d’enfance, son amour pour ses parents, ces liens sacrés qui les unissent qu’elle rappelle dans cette deuxième passion : « Rabaisse tes ailes devant elle ».